La réduction de la pollution des cours d’eau et la préservation des milieux aquatiques, des enjeux importants pour les Français

Les agences de l’eau, l’Onema et le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie présentent les résultats de la 2ème édition du baromètre de l’opinion : préserver les ressources en eau et les milieux aquatiques, qu’en pensent les Français ?

3 514 personnes ont été interrogées par téléphone de 1er au 21 octobre 2013 sur l’ensemble du territoire français métropolitain. Cette deuxième édition de l’opinion des Français à l’égard de la politique de l’eau confirme et appuie les grands enseignements mis en lumière lors de la première mesure en 2011.

Les principaux enseignements

Notoriété et perception des enjeux liés à  la gestion de l’eau et à la préservation des ressources

La qualité de l’eau potable, première préoccupation environnementale pour 48% des Français

Les Français placent la qualité de l’eau potable comme première préoccupation environnementale devant la qualité de l’air et le réchauffement climatique
qualité de l’eau potable (48%)
qualité de l’air (43%)
réchauffement climatique (41%)
La hiérarchie est similaire à celle mesurée dans la vague barométrique de 2011. Les Français appréhendent toute la thématique de l’eau par le prisme de l’eau du robinet.

La réduction de la pollution des cours d’eau (52%) et la préservation des milieux aquatiques (48%) : des enjeux importants pour les Français

S’agissant des enjeux liés à l’eau plus spécifiquement, les personnes interrogées ont identifié les problématiques suivantes
réduction des pollutions des cours d’eau (52%)
qualité de l’eau du robinet (51%)
gestion de l’eau à l’échelle de la planète (50%)
préservation des milieux aquatiques (48%)
Des enjeux relativement généraux de protection quantitative et qualitative de la ressource cités dans des proportions similaires à 2011.

57% des Français ont le sentiment que la qualité de l’eau des rivières s’est dégradée en 10 ans

Interrogés sur l’évolution de la situation en 10 ans concernant plusieurs enjeux liés à l’eau, les Français apparaissent plutôt pessimistes.
C’est à l’égard de la qualité de l’eau des cours d’eau et des lacs, et de la quantité des ressources en eau disponibles, que les jugements sont les plus sévères, respectivement 57% et 49% des personnes interrogées ayant le sentiment que la situation s’est dégradée.

Perception et jugements au regard des enjeux liés à l’eau dans la région

Les Français expriment une satisfaction très majoritaire (73%) et solide quant à la gestion de l’eau dans leur région

La satisfaction des Français à l’égard de la gestion de l’eau dans leur région est bonne et stable : près des trois quarts des personnes interrogées ont déclaré en être satisfaites (73%) ; sans surprise la qualité de l’eau du robinet se révèle être le sujet recueillant la plus forte satisfaction (77%).
Toutefois, près d’un Français sur deux fait état de problèmes liés à l’eau concernant la pollution des rivières, des lacs, du littoral et des fleuves (45%) et de leurs conséquences dérivées que sont la qualité des poissons pêchés dans les cours d ‘eau et des coquillages en mer (38%) et la qualité de l’eau de baignade (33%).
La qualité/quantité de l’eau souterraine (72%) et la quantité de l’eau dans les cours d’eau et les lacs (71%), en revanche, sont les deux sujets qui enregistrent les plus fortes progressions.

Perception et évaluation des politiques publiques

Les Français à 60% font confiance aux collectivités locales en matière de gestion de l’eau

Dans le classement des acteurs qui inspirent le plus confiance en matière de gestion de l’eau, on retrouve loin devant, avec 31% de premières citations (60% au total), les collectivités locales et les élus, l’eau étant avant tout perçue par les Français au travers du « prisme local » de sa gestion à l’échelle du territoire concerné. En second lieu, les Français font confiance aux protagonistes exempts d’éventuels conflits d’intérêts, l’État et ses établissements publics notamment.
Ce classement est similaire à celui du précédent baromètre (2011). Les Français attachent une importance aux actions qui visent à éduquer, sensibiliser et former tous les publics (39%) et à l’application du principe « pollueur payeur » (25%).
Les actions répressives (14%) et incitatives financièrement (7%) sont moins plébiscitées par les Français.

Actions de l’Homme ayant des conséquences sur les phénomènes naturels

Les Français attribuent la dégradation de l’état des eaux à l’action humaine dont 76% pour les pesticides

– les pesticides utilisés dans les champs et les jardins (76%).
– les substances dangereuses (52%)
– le réchauffement climatique (26%)

Les Français attribuent aux politiques locales d’urbanisme les risques liés aux inondations

constructions dans les zones à risque (36% des premières citations, 69% au total)
l’urbanisation et l’imperméabilisation des sols (34% des premières citations, 63% au total)
dérèglement climatique (48% au total)
la disparition des zones humides (5% des premières citations et 18% du total) est un enjeu mal perçu.

L’implication personnelle pour une meilleure gestion de l’eau

58% des Français s’engagent à titre personnel pour préserver l’état des eaux

Les Français sont convaincus que les pesticides et autres substances dangereuses difficiles à traiter sont une des causes principales de la dégradation de l’état de l’eau des cours d’eau. Ils s’engagent en conséquence à en limiter leur usage.
– faire preuve de vigilance quant aux produits rejetés dans les canalisations (34% des premières citations, 58% au total)
acheter des produits non polluants pour les activités de bricolage (12%, 28% au total)
utiliser des procédés naturels pour l’entretien du jardin (15%, 32% au total)
« Acheter des produits ménagers bio/non polluants » (66%) enregistre une progression de six points par rapport à 2011 dans les intentions des Français.

Pour mémoire, la récente consultation du public sur l’avenir de l’eau et des milieux aquatiques organisée entre le 1er novembre 2012 et le 30 avril 2013 par les Comités de bassin sur les territoires des grands bassins hydrographiques de la métropole et des bassins ultramarins, qui avait recueilli plus de 25 000 contributions, avaient mis en avant des priorités identiques à celles obtenues dans le sondage barométrique d’octobre 2013, des priorités liées à la santé humaine et la vie des milieux aquatiques, afin que l’on puisse la boire durablement :
Eliminer les substances dangereuses dans l’eau (78,5%)
Garantir une eau potable en quantité et qualité suffisante (76,4%)
Retrouver les équilibres écologiques, restaurer la biodiversité (60,6%)

* http://www.lesagencesdeleau.fr/2013/10/02/consultez-la-synthese-nationale-de-laconsultation-du-public-sur-les-grands-enjeux-de-leau/

* Consultez la synthèse et les résultats détaillés nationaux

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