Les zones géographiques d’intervention des agences de l’eau

Dans un souci de cohérence et d’efficacité, les six agences de l’eau agissent de façon coordonnée. Chacune accompagne les initiatives des maîtres d’ouvrage de leur bassin, avec des pays différents appartenant à leurs zones géographiques d’intervention, où elles développent des liens privilégiés et une expertise dans le domaine de l’eau et de la coopération internationale.

  • Agence de l’eau Adour-Garonne : Afrique subsaharienne francophone et Madagascar, pays du pourtour méditerranéen.
  • Agence de l’eau Artois-Picardie : Balkans, pays de l’Union européenne et Europe (Arménie, Mongolie), Afrique, Asie.
  • Agence de l’eau Loire-Bretagne : Afrique subsaharienne, en particulier francophone, Méditerranée, en particulier pays du Maghreb, pays candidats à l’accession à l’Union européenne, Vietnam, Laos, Cambodge, pays les plus défavorisés de l’arc Caraïbes, pays touchés par des catastrophes naturelles exceptionnelles
  • Agence de l’eau Rhin-Meuse : Afrique du nord et subsaharienne, océan indien, pays dont le PIB est inférieur au seuil de pauvreté défini par l’ONU
  • Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse : intérieur du pourtour méditerranéen, pays de l’Union européenne, Afrique francophone, Madagascar, Haïti.

Les piliers d’une « bonne gestion de l’eau » selon l’expérience française

A l’échelle de chaque bassin :

  • la connaissance approfondie des ressources et des problèmes
  • l’identification et la coordination des acteurs, responsables de la gestion de l’eau
  • l’instauration d’organismes de concertation
  • la promotion d’une « démocratie de l’eau » par la sensibilisation du public et la diffusion d’informations fiables
  • l’implantation d’une culture de bassin, consciente de la solidarité face à la ressource en eau et d’une solidarité financière appuyée sur le principe « usager-pollueur-payeur »
  • l’élaboration d’une planification et d’objectifs à long terme, déclinés en programmes pluriannuels à moyen terme
  • la nécessité d’un organisme permanent d’impulsion, d’exécution et de financement, à côté d’une assemblée représentative et délibérante, sorte de « parlement de l’eau »