La coopération institutionnelle et technique

L’objet de la coopération institutionnelle et technique est de partager avec d’autres organismes de bassin, les expériences en matière de gestion des ressources en eau. Elle cible les pays en voie de développement mais aussi, dans le cadre de la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau les pays de l’Union européenne.

Le partage des savoir faire

Sous la forme de missions, séminaires, stages, visites techniques, alternativement en France et dans les pays des partenaires – formalisés par des accords de partenariat ou de jumelage -, les agences de l’eau interviennent sur leurs principaux métiers :

  • la gestion intégrée des ressources en eau fondée sur la concertation entre tous les acteurs de l’eau
  • le système d’information sur l’eau : production et mise à disposition de données sur les eaux souterraines, superficielles et côtières
  • la planification des objectifs environnementaux d’un bassin versant
  • la fiscalité environnementale : redevances et primes
  • les politiques d’aides financières en matière de lutte contre la pollution ou de protection des ressources en eau
  • les actions de communication, de formation ou d’organisation sous assurance qualité

Les programmes de coopération sont établis « sur mesure », en fonction des besoins exprimés par chaque pays ou organismes bénéficiaires.

La gestion des eaux transfrontalières

La collaboration institutionnelle et technique inclut les relations avec les pays voisins pour la gestion des nappes ou cours d’eau transfrontaliers, principalement pour la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau.

Ainsi, la gestion des grands fleuves transfrontaliers comme le Rhin, la Meuse, l’Escaut font l’objet d’une coordination très étroite entre les différents pays riverains pour élaborer des plans de gestion des eaux commun qui prennent en compte les enjeux environnementaux des Etats, comme ceux par exemple favorisant la biodiversité pour la remontée du saumon dans le Rhin jusqu’à Bâle.

De même, la gestion du Lac Léman est gérée par une commission franco suisse, la CIPEL (Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman), chargée de surveiller l’évolution de la qualité des eaux du lac Léman et du Rhône, de contribuer à la coordination de la politique de l’eau à l’échelle du bassin lémanique et d’informer la population. Les agences de l’eau sont très impliquées dans les travaux de ces commissions internationales.

Ainsi, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse a assuré, au sein de la commission internationale Moselle et Sarre, la conduite d’opérations du plan de gestion international de ce sous-bassin, pour le compte de l’ensemble des pays riverains.

De même l’Agence de l’eau Artois-Picardie a conduit les mêmes opérations au sein de la Commission internationale de l’Escaut.