Peut-on irriguer sans pomper dans les rivières ?

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Pour économiser l'eau, la ville de Mont-de-Marsan (40), a mis à disposition des agriculteurs l'eau de chauffage des bâtiments publics, qui était autrefois rejeté à 40°C dans un ruisseau. Résultat : la biodiversité de la rivière est préservée et l'apport en eau des cultures est sécurisé.

Ce spot TV fait partie de la campagne de communication « A la source », composée de 23 programmes courts inédits diffusés sur France Télévisions du 17 juin au 17 juillet 2022. Ces spots coproduits par les agences de l’eau et le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires couvrent des actions sur toute la France métropolitaine.

Peut-on irriguer sans pomper dans les rivières ?

À la chambre d’agriculture des Landes, Julien Rabe a résolu l’équation : utiliser l’eau… de la géothermie.

Des bâtiments publics de Mont-de-Marsan sont chauffés durant l’hiver au moyen de l’eau qui a circulé dans le sous-sol. Problème : après avoir été utilisée, cette eau était rejetée dans un ruisseau… à 45 °C.

La pratique étant préjudiciable à la vie aquatique, elle a été interdite.

Alors, Julien Rabe, en partenariat avec la ville de Mont-de-Marsan, a eu l’idée de diriger cette eau dans un bassin, pour qu’elle puisse être utilisée l’été par les agriculteurs.

6 ha, 9 m de profondeur, ce bassin accueille 300 000 m3. Puisque l’évaporation est compensée par l’eau de pluie tombe dans le bassin, ce volume est garanti.

Avant, les agriculteurs dépendaient du débit de la rivière. Aujourd’hui, ils ont la certitude de pouvoir irriguer à leur guise, sans modifier le niveau et la biodiversité de la rivière.

 

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